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Mission Ouvrière Nationale

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L'Eglise en monde ouvrier et dans les milieux populaires

Vincent Mongaillard, journaliste au Parisien témoigne de ses 3 jours comme ripeur (éboueur) à PARIS

LE PARISIEN

Notre journaliste Vincent Mongaillard a passé trois jours avec les éboueurs de Paris. Il a été embauché en CDD dans l’entreprise Derichebourg, une des sociétés qui s'occupent du ramassage des ordures dans la capitale.

Retrouvez son reportage dans les pages du Parisien et son témoignage sur son expérience en vidéo.

17 février 2018, 19h46 | MAJ : 17 février 2018, 21h01

Notre reporter a été embauché trois jours comme éboueur à Paris. Découvrez tout ce qu’on ne sait pas sur le métier que personne ne rêve de faire.

 

C’est le métier le plus ingrat. Celui que les parents brandissent comme une menace quand le fiston n’en fiche pas une à l’école. Celui que l’on klaxonne quand on est trop pressé. Pourtant, sans lui, notre pays serait un Everest d’ordures. Ce «boulot» d’éboueur, de ripeur comme on dit dans la profession, je l’ai exercé durant trois jours dans les rues de la capitale, juché sur le marchepied à l’arrière de la benne à effluves.

Sans jamais dissimuler ma casquette de journaliste, j’ai été embauché en CDD par l’entreprise Derichebourg Environnement. Nul besoin d’être une armoire à glace. «Il y a tous les gabarits chez nous, faut juste être motivé», m’avait rassuré mon patron éphémère, Stéphane Zoughebi. «Vous allez faire ça durant trois jours, il y en a, c’est toute une vie», relativisait le directeur général Emmanuel Brun.

Aux aurores comme à la nuit tombée, j’ai ramassé les poubelles du ministère de la Justice, du musée de l’Armée aux Invalides mais aussi de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Et j’ai côtoyé des collègues attachants. Des «gars carrés» et plutôt fiers, qui ne rechignent pas à la tâche, qui ne se plaignent jamais de leur sort malgré le froid, les lumbagos, les rats en embuscade, les insultes des mal lunés…

> Je prends mon service à 4h45...

La prise de service au dépôt de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) n’est qu’à 5h15. Mais dès 4h45, ça s’agite devant la machine à café. Toutes les forces vives de ce personnel 100% masculin se serrent la main. On salue même l’inconnu, le petit nouveau. «Hé, faut bosser, ça rigole pas chez nous !», taquine un vieux briscard. Je suis un brin fébrile dans mes chaussures de sécurité toujours trop grandes malgré deux paires de chaussettes de ski. Mais j’en veux. J’ai bien appris la leçon distillée la veille par «le chef» : «Si vous montrez de la bonne volonté, mes gars seront plutôt (...)

 

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