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"Élargissons l’espace de notre tente aux privés d’emploi" ...Le CESE a rendu ses préconisations sur l'impact du chômage sur les personnes et leur entourage

Publié le par Webmestre

"Élargissons l’espace de notre tente aux privés d’emploi, aux précaires, aux étrangers, aux personnes qui ont une autre culture, une autre religion.
La Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu est aussi pour eux.
Sur ce chantier, nous ne sommes pas seuls.
Développons notre capacité d’indignation !
Osons vivre et agir avec d’autres pour être témoins du Royaume de Dieu, espace de fraternité, de
justice et de paix !"

Extrait de lu message adressé par la Rencontre Nationale de la Mission Ouvrière, Lourdes, le 25 mai 2015.

Pour mieux connaître la "tente des privés d'emploi", voici un avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur "L'impact du chômage sur les personnes et leur entourage : mieux prévenir et accompagner".

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Avis présenté par Mme Jacqueline Farache, au nom de la section des affaires sociales et de la santé, présidée par Mme Aminata Koné.

Bien que le chômage soit désormais un phénomène massif, (3,6 millions de personnes en 2015 – Pôle emploi), le traumatisme qu’il entraine, ses conséquences sociales et l’impact sur l’entourage restent encore trop méconnus. Pour le Conseil économique, social et environnemental, les politiques publiques, notamment sanitaires, doivent mieux accompagner les personnes pendant le temps qui les sépare d’un retour à emploi. Au-delà, c’est toute la société qui doit s’impliquer pour changer de regard sur les personnes en situation de chômage.

Le chômage est la première préoccupation des Français. La crise économique de 2008 a aggravé une situation qui touche désormais 10,6 % de la population active. Il est aujourd’hui plus difficile de retrouver un emploi et la durée moyenne du chômage atteint 1 an et quatre mois (fin 2015). Plus préoccupant, certaines catégories comme les personnes peu qualifiées, les jeunes, les femmes, les séniors, les personnes en situation de handicap rencontrent des difficultés particulières d’insertion professionnelle, 5,4 millions de personnes alternent chômage et emploi précaire.

Au choc du chômage s’ajoute la précarité financière car si l’indemnisation joue un rôle d’amortisseur de la baisse des revenus, 40 % des chômeur.euse.s ne la perçoivent pas et la moitié d’entre eux.elles touchent moins de 500 euros par mois (2014). Des droits sont ouverts aux chômeur.euse.s comme la validation de trimestres retraite, sous certaines conditions, ou le maintien de la couverture santé antérieure (lorsque leurs ressources diminuent, ils peuvent bénéficier de la protection universelle maladie/PUMA et d’une complémentaire santé, CMU-c ou l’aide à la complémentaire santé – ACS – en fonction des revenus). Pour autant, le non recours à leurs droits à prestations sociales est un phénomène très marqué chez les personnes au chômage.

Le chômage est désormais une question de santé publique ; 10 à 14 000 décès par an lui sont imputables du fait de l’augmentation de certaines pathologies, maladie cardio-vasculaire, cancer… (Enquête SUIVIMAX, Inserm). Il multiplie le risque de connaitre un épisode dépressif, 24 % des hommes et 26 % des femmes sont ainsi concernés (Dares 2015). Une progression de 10 % du taux de chômage se traduit par une augmentation de 1,5 % du taux de suicide (Bull épidémiologique 2015).

Le chômage a un impact social majeur. Il augmente le risque de séparation et d’isolement social, il impacte l’avenir scolaire des enfants (Insee, 2004), il retarde la venue d’un premier enfant (INED, 2011).

Non seulement ces conséquences sont ignorées mais « une certaine fatigue de la compassion » s’exprime. Ainsi, 60 % des personnes interrogées estiment que les chômeur.euse.s pourraient trouver un emploi s’ils.elles le voulaient vraiment et 46 % que les pouvoirs publics n’en font pas assez pour les personnes les plus démunies contre 73 % en 1994 (enquêtes CREDOC). Pourtant, notre pays voit arriver chaque année 150 000 actif.ive.s de plus sur le marché du travail sans que notre pays puisse créer un nombre suffisant d’emplois.

Pour le Conseil économique, social et environnemental, le regard sur les personnes en situation de chômage doit évoluer et devenir plus bienveillant et objectif. Prévenir les conséquences sociales les plus dévastatrices pour les personnes au chômage et leur entourage suppose de lutter contre une stigmatisation qui nuit à l’exercice légitime de leurs droits, à l’image qu’ils.elles ont d’eux.elles-mêmes et in fine à leur réinsertion même sur le marché du travail.

"Élargissons l’espace de notre tente aux privés d’emploi" ...Le CESE a rendu ses préconisations sur l'impact du chômage sur les personnes et leur entourage
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Politique de la ville : portrait économique et social des quartiers prioritaires

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L’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) a remis son premier rapport annuel à la secrétaire d’Etat à la ville, le 3 mai 2016. Le rapport décrit la situation dans les nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville (niveau de vie emploi, éducation, santé, sécurité). Installé en janvier 2016, l’ONPV a pris la suite de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS).

En France métropolitaine, 1 296 quartiers prioritaires ont été définis en 2014 dans le cadre de la réforme de la politique de la ville. Ils se substituent aux 717 zones urbaines sensibles (Zus) et 2 304 quartiers en contrats urbains de cohésion sociale (Cucs) dans un souci de concentrer les efforts sur les quartiers les plus pauvres.

Ces quartiers abritent 4,8 millions d’habitants et sont situés, en majorité, dans des grands pôles urbains (7,5% de la population et 11% des Franciliens).

En 2014, le taux de chômage dans ces quartiers atteint 26,7% contre environ 10% sur le reste du territoire et toutes les catégories des habitants en âge de travailler sont touchées y compris les diplômés et les non-immigrés.

Les jeunes de moins de 30 ans y sont souvent moins diplômés : 61% ont un niveau d’étude inférieur au baccalauréat (contre 37,7% sur le reste du territoire), et seulement la moitié d’entre eux est en activité.

Le rapport constate aussi que près d’une femme sur trois de 30 à 49 ans est inactive (deux fois plus que dans le restant du territoire). Le niveau de pauvreté est trois fois supérieur à la moyenne nationale et la pauvreté frappe plus encore les mineurs.

Dans les départements, régions et collectivités d’outre-mer, près d’un quart de la population réside dans les quartiers prioritaires (200 quartiers environ) avec de fortes disparités d’un territoire à l’autre (7% en Martinique contre près de 70% à Mayotte) et des difficultés plus prononcées que dans les quartiers prioritaires de la France métropolitaine.

Ou cliquer sur le lien ci-après pour le télécharger au format PDF :

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ASSEMBLEE REGIONALE ACO lle de France, le 21 mai 2016, parole du mouvement

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ASSEMBLEE REGIONALE ACO lle de France, le 21 mai 2016, parole du mouvement

En voici un extrait :

"....

Chaque fois que nous nous redressons, chaque fois que nous témoignons notre espérance : c'est un peu du projet de Dieu pour les hommes et les femmes qui s'accomplit et que l'on met en ouvre.
Dieu compte sur nous pour que nous portions cette parole de réconfort à celles et à ceux qui connaissent des situations de galères. Dieu nous accompagne dans nos luttes et nos combats, nos espoirs et nous invite au compagnonnage avec les hommes et les femmes que nous croisons.
Oui, nous croyons qu'il nous invite à construire, là où nous sommes, un monde d'amour ;
Il nous annonce du beau, du bon, un avenir de liberté et de bonheur, pour nous tous : ceux qui sont visibles, ceux qui sont vulnérables, fragiles, opprimés, écrasés, désespérés et humiliés.
Oui, nous croyons que dans cette construction du monde solidaire et fraternel, il est à nos côtés.
Oui, il vient à notre rencontre sur nos routes humaines.
Le Pape François nous rappelle que Dieu nous donne cette force qui nous maintient sur pied : cette force c'est l'espérance, l'espérance qui ne déçoit pas."

La parole du mouvement ACO Région Ile de France, assemblée régionale, le 21 mai 2016 à Créteil

> Clic pour fichier au format PDF

ASSEMBLEE REGIONALE ACO lle de France, le 21 mai 2016, parole du mouvement

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La vulnérabilité au coeur de la rencontre

Publié le par Webmestre

La vulnérabilité au coeur de la rencontre

Malgré tout ce qu'elle a de déstabilisant il n'y a que la rencontre avec l'autre pour nous faire grandir. Ce que le P. Christian Salenson, invité de Béatrice Soltner, a découvert à L'Arche.

Sa découverte des communautés de l'Arche a été décisive pour Christian Salenson. Elle a fait naître en lui une profonde réflexion sur la rencontre et l'altérité, réflexion qu'il livre dans son ouvrage "Bouleversante fragilité". L'Arche est une association fondée en 1964 par Jean Vanier. Son projet a été de constituer des petites communautés de vie, où vivraient et travailleraient ensemble des personnes adultes en situation de handicap mental et ceux qui les accompagnent. La philosophie de L'Arche c'est de "vivre avec" les personnes ayant un handicap plutôt que de "faire pour" elles. Or, comme le dit Christian Salenson "pour qu'une rencontre soit vraie il faut qu'il y ait parité: sitôt qu'il y a rapport hiérarchique, stratégie ou enjeux, on est dans la relation et pas dans la rencontre".

Durée émission : 55 min

Malgré tout ce qu'elle a de déstabilisant il n'y a que la rencontre avec l'autre pour nous faire grandir. Ce que le p. Christian Salenson, invité de Béatrice Soltner, a découvert à L'Arche.

Sa découverte des communautés de l'Arche a été décisive pour Christian Salenson. Elle a fait naître en lui une profonde réflexion sur la rencontre et l'altérité, réflexion qu'il livre dans son ouvrage "Bouleversante fragilité". L'Arche est une association fondée en 1964 par Jean Vanier. Son projet a été de constituer des petites communautés de vie, où vivraient et travailleraient ensemble des personnes adultes en situation de handicap mental et ceux qui les accompagnent. La philosophie de L'Arche c'est de "vivre avec" les personnes ayant un handicap plutôt que de "faire pour" elles. Or, comme le dit Christian Salenson "pour qu'une rencontre soit vraie il faut qu'il y ait parité: sitôt qu'il y a rapport hiérarchique, stratégie ou enjeux, on est dans la relation et pas dans la rencontre".


Vendredi 13 mai 2016, visite du pape François à la communauté de L'Arche (Rome)

Qu'est-ce qui fait qu'une rencontre est décisive? Selon le point de vue de Christian Salenson, les communautés de L'Arche sont la parabole vivante de ce qu'est la rencontre. C'est-à-dire que l'on y trouve matière à réfléchir à ce qu'est la rencontre. Le prêtre fait de la rencontre un lieu décisif: décisif pour la vie, décisif pour la rencontre avec Dieu. "On vient au monde parce qu'un homme et une femme se sont rencontrés, on ne grandit que protégés par d'autres... La vie est un tissu de rencontres qui entremêle des regards, des gestes et des paroles."

"Je ne peux plus, absolument plus, avoir bétonné mon identité chrétienne alors que cette identité chrétienne, elle est relationnelle, avec les autres croyants."

"Aujourd'hui on dit qu'il faut préserver son identité: on n'a jamais grandit comme ça!" s'insurge le prêtre. "C'est la différence, l'altérité qui nous fait advenir à ce que nous sommes." S'il est vrai que fondamentalement l'être humain grandit quand il se risque dans la rencontre avec l'autre, alors en va-t-il de même dans la rencontre entre homme et femme ou entre croyants de différentes religions. Si nous n'avons que des identitiés relationnelles, disait le philosophe Paul Ricoeur, ce qui est vrai pour la relation homme-femme est vrai pour la relation avec les autres religions. "Je ne peux plus, absolument plus, avoir bétonné mon identité chrétienne alors que cette identité chrétienne, elle est relationtionelle avec les autres croyants."

Devenir un Je au contact d'un Tu: le lieu de la vraie rencontre est notre vulnérabilité. C'est tout le paradoxe de la rencontre, l'autre sans cesse me déloge et me dérange mais en même temps il me construit. Celui que Christian Salenson tient pour le plus grand philosophe juif, Martin Buber (1878-1965), a cette phrase admirable: "Quand un homme et une femme s'aiment, le souffle des collines éternelles les enveloppe". Le souffle, c'est celui de la transcendance, ce qui s'immisce dans l'altérité, ce que fait surgir la différence. "Quand Dieu crée Adam et Eve, il ne crée par un homme et une femme mais un mâle et une femelle. Quand eux se reconnaissent l'un l'autre et se parlent, alors ils deviennent un homme et une femme: en se risquant dans une parole avec l'autre": ce que retient Christian Salenson du mythe de la création.

Invités

  • Christian Salenson , prêtre du diocèse de Nîmes, théologien

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Prières écrites par la Fraternité Pierre d’Angle de Lens-Somain (Extraites de Foi d'un Peuple n°176 mai 2016 page 30 )

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« LA PIERRE REJETÉE DES BÂTISSEURS EST DEVENUE LA PIERRE D’ANGLE »

La Pierre d’Angle est une fraternité entre des personnes du Quart-Monde et d’autres qui les rejoignent. Elle rassemble dix-huit groupes en France. – autour de la personne de Jésus – et à partir de la spiritualité du père Joseph WRESINSKI.

Prières écrites par la Fraternité Pierre d’Angle de Lens-Somain (Extraites de Foi d'un Peuple n°176 mai 2016 page 30 )

EXODE 3, 1-12 « J’ai vu la misère de mon peuple »

Dieu de Miséricorde,

Toi qui vois la misère de ton peuple et qui entends les cris de ceux qui sont opprimés, oppressés,

Toi qui connais leur souffrance, descend…

Pour délivrer le monde,

Pour acheminer les personnes en difficultés vers un monde meilleur,

Pour qu’elles gardent l’espérance et la paix.

Dieu de Miséricorde,

veille sur les migrants et envoie des personnes pour les aider.

Veille sur les SDF, les malheureux, les animaux.

Dieu de Miséricorde,

tu connais toutes les souffrances,

Tu es descendu nous délivrer,

Nous guider vers un chemin où il n’y aurait plus de haine.

Dieu de Miséricorde,

aides-nous à comprendre la misère que ton Fils a subie

Et que nous subissons encore aujourd’hui.

Nous sommes tes yeux, tes oreilles.

Qui sommes-nous pour que tu nous donnes cette Mission…

Tu nous dis : « allez-y, n’ayez pas peur, je suis avec vous ».

Père Éternel, Dieu de miséricorde.

Prières écrites par la Fraternité Pierre d’Angle de Lens-Somain (Extraites de Foi d'un Peuple n°176 mai 2016 page 30 )

OSEE 11, 1-9 « J’ai aimé Israël dès son enfance »

Je suis déçu des gens, de ma famille, parce qu’ils ne viennent plus me voir.

J’ai tout fait pour eux… Je suis dégoûté, ce n’est pas juste.

Empêche-moi de rentrer dans une colère rouge,
car je pourrais aller jusqu’à supprimer quelqu’un…

Libère-moi aussi des colères que j’ai contre moi-même…

Apprends-moi à pardonner,

Et garde-moi des pensées mauvaises qui souvent m’habitent,
de ces moments où je te tourne le dos, de ces moments qui m’empêchent d’aider l’autre.

Apprends-moi à aimer, comme toi tu aimes.

Aide-moi à lutter contre le découragement

Et donne-moi ta force.

Protège les enfants, les plus faibles contre la méchanceté et la violence des hommes,
Pour qu’ils n’aient plus peur !

Père Éternel, Dieu de miséricorde,

Merci d’avoir encore trouvé ta porte ouverte, je suis apaisé…

Publié dans Prières, Foi d'un peuple

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Notre revue "Foi d'un Peuple" n°176 de mai 2016 est paru

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Notre revue "Foi d'un Peuple" n°176 de mai 2016 est paru

En voici le sommaire :

Notre revue "Foi d'un Peuple" n°176 de mai 2016 est paru
Notre revue "Foi d'un Peuple" n°176 de mai 2016 est paru

L'éditorial porte sur les six années de mission vécues par Sylviane Guénard, laïque, déléguée nationale en coresponsabilité avec le P. Gérard Baty puis le P. Xavier Durand :

".... J’ai vécu cette responsabilité avec passion avec des moments de joie et des moments plus douloureux, convaincue que la Mission ouvrière est toujours aussi pertinente à l’aube de ses 60 ans (60 ans l’âge de la retraite) : une fin ou un commencement ?

En tout cas c’est une étape qui se fête et nous a donné l’idée de vivre de nouveaux rassemblements ! Je dirais plutôt une Mission ouvrière dans la continuité des intuitions premières :

– Prendre en compte la vie ouvrière et se nourrir de la de la Parole de Dieu en s’appuyant sur les fondamentaux et en relevant les défis à venir.

– S’intéresser à l’histoire et la vie des personnes du monde ouvrier et des milieux populaires en leur révélant leur dignité de filles et fils de Dieu selon la parole célèbre du Père CARDIJN : « Un jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde car il est fils de Dieu. »

– Rejoindre tous ceux et celles qui ne sont pas rejoints. Vivre avec les membres du secrétariat (représentant les différents mouvements et groupes de la Mission ouvrière) et les DRMO-DDMO une mission commune, transversale, qui touche tous les âges et qui permette d’être acteurs et témoin du Royaume.

Une fin de mission se dessine dans les prochains mois. Je tiens à remercier :

– ceux qui m’ont appelée et fait confiance pour prendre cette responsabilité malgré mes limites et mes fragilités.

– les deux évêques qui nous ont accompagnés durant ces six ans : Michel MOUISSE et Marc STENGER qui croient en la Mission ouvrière et à tous ceux qui en sont membres.

– ceux et celles avec qui j’ai travaillé et que j’ai rencontrés durant ces six ans (et plus particulièrement Gérard et Xavier) avec qui j’ai fait un bout de chemin. J’ai reçu beaucoup des uns et des autres. Ils m’ont aidé à préciser ma pensée, à me questionner, à chercher, à avancer et à garder l’Espérance d’un possible dans un monde en recherche.

– tous ceux et celles qui ont écrit ou qui écriront les pages à venir de la Mission ouvrière et qui sont signes du Royaume de Dieu

Que la Mission ouvrière reste un signe des temps pour vivre et annoncer la Bonne Nouvelle du Christ.

...

Oui, je suis heureuse d’avoir vu tout ce que j’ai vu et d’avoir entendu tout ce que j’ai eu la chance d’entendre.

Sylviane GUÉNARD

...

Notre revue "Foi d'un Peuple" n°176 de mai 2016 est paru
Notre revue "Foi d'un Peuple" n°176 de mai 2016 est paru

Prise de parole du Secrétariat national de la Mission Ouvrière (SNMO) à la fin de la session nationale des 31 mars et 1er avril 2016

Page 12

C'est quoi un Comité Diocésain de la Mission Ouvrière (CDMO) ?

Le CDMO n’est pas comme un « quatrième mouvement » s’ajoutant aux autres.

Il n’est pas non plus « une caisse enregistreuse » de ce qui serait vécu par les mouvements. Il ressemble plus à une « transversale ». Nourri par l’accueil de la vie portée par les mouvements et groupes qui le composent, il permet de vivre une mission plus intégrale. Effectivement, le mot « intégralité » devrait contribuer à mieux définir la mission du CDMO.

C’est pourquoi sa manière d’être et sa mission doivent être exprimées tout en finesse.

Concrètement, il doit se caractériser par :

– Le partage, la relecture, la proposition.

– Un vécu dans l’intergénérationnel.

– Le souci de la fondation des « Missions Ouvrières locales MISSOLS » et le travail d’impulsion des mouvements

– La volonté d’élargissement par des partenariats : Pastorale des Migrants, Secours Catholique, Catéchuménat, Pastorale en milieu populaire sous différentes formes etc.

Particulièrement dans la période actuelle la prise en compte de domaines humains comme le travail et l’immigration. Il doit de plus en plus devenir un lieu d’expérience spirituelle, permettre qu’en lui et par lui les mouvements ne soient pas juxtaposés.

Il faut arriver à ce que la mission ouvrière soit en quelque sorte intériorisée dans la pratique de chaque mouvement.

Chaque mouvement ou groupe a en lui-même une dimension de mission ouvrière.

À chacun de trouver le moyen de l’incarner. Le « slogan » de la rencontre nationale 2015 « Élargis l’espace de ta tente » doit devenir une réalité avec comme boussole les quatre Orientations.

Les rassemblements organisés à l’occasion des 60 ans de la Mission Ouvrière seront une occasion privilégiée de continuer dans cette dynamique.

Notre revue "Foi d'un Peuple" n°176 de mai 2016 est paru

Publié dans Foi d'un peuple, CDMO

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« À l’abattoir », le témoignage d’un ouvrier

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« À l’abattoir », le témoignage d’un ouvrier
« À l’abattoir », le témoignage d’un ouvrier

Séverin Husson, le 02/05/2016 à 12h49

« Tout le monde sait qu’en Bretagne, il y a beaucoup d’emplois dans les abattoirs (…), mais ce qui se passe à l’intérieur, peu de gens l’imaginent. Derrière les beefsteaks, les jambons et les gigots, il y a pourtant beaucoup de sueur d’homme, de maladies professionnelles et d’accidents du travail. (…) Les ouvriers et les ouvrières en abattoir, on n’en parle presque jamais dans les médias. C’est pour cela que j’ai voulu faire ce livre. »

C’est donc à une plongée dans un des milieux les plus fermés que nous invite Stéphane Geffroy, 45 ans, dont 25 passées à l’abattoir de Liffré (Ille-et-Vilaine). Son métier ? « Une espèce de corps à corps avec la bête dépecée. (…) Un travail de combattant presque. »

Il officie à la « tuerie », l’un des trois ateliers de l’établissement, avec la triperie et le désossage. Celui où « la bête entre vivante d’un côté et en ressort sous forme de deux demi-carcasses prêtes à être découpées. »

« La tuerie cumule tout, explique l’auteur. Les décibels, les cadences imposées, le froid en hiver et le chaud en été. Et les odeurs, entêtantes : celles, très âcres, des peaux que l’on vient d’arracher, (…) ou celles, envahissantes, des graisses que l’on découpe. Et bien sûr, le sang qui gicle. Il y en a des dizaines de litres dans une bête ! »

Stéphane Geffroy se dit pourtant « étonné » par les vidéos rendues publiques ces derniers mois sur les violences imposées aux animaux. « Un pur travail d’amateurs », qui ne serait plus en cours que « dans des petits abattoirs locaux ».

Publié dans la formidable collection « Raconter la vie » (Le Seuil), ce petit livre écrit à la première personne est aussi le témoignage du parcours d’un homme, de l’école à l’usine, avec ses échecs scolaires et la dureté du travail à la chaîne, mais aussi la camaraderie entre ouvriers, l’embauche des premières femmes ou l’engagement syndical qui l’a fait grandir. Une plongée salutaire, qui se fait parfois en apnée.

Séverin Husson

Publié dans livre

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Bernard Cazeneuve rend hommage aux prêtres ouvriers

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Bernard Cazeneuve rend hommage aux prêtres ouvriers

Décorant de l’ordre du mérite le P. Christophe Roucou, prêtre de la Mission de France, l’ancien maire de Cherbourg et actuel ministre de l’intérieur s’est souvenu de ses contacts suivis avec ces prêtres qui souvent, ont su réveiller sa « conscience ».

Mercredi 4 mai, au siège de la Conférence des évêques de France avenue de Breteuil à Paris, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, décorait de l’ordre du mérite le P. Christophe Roucou, prêtre de la Mission de France et ancien directeur du Service national des relations avec les musulmans de la Conférence des évêques (2006-2015). Sortant de son texte, il a aussi – et non sans humour – rendu hommage aux prêtres ouvriers.

C’est d’abord comme maire de Cherbourg-Octeville (Manche), de 2001 à 2012, que Bernard Cazeneuve a eu affaire à des prêtres ouvriers. Il s’est notamment souvenu de cette fois où l’un d’entre eux l’avait interpellé sur le sort d’une cinquantaine de migrants, réunis sur la place de l’Hôtel-de ville, et qui attendaient de lui « une solution juste ».

...

En conclusion, et tout en se redisant « agnostique », le ministre de l’intérieur a rappelé qu’il n’y a « pas de danger à dire que l’on a besoin d’une parole spirituelle et qui élève. Au contraire, cela renforce et conforte la République », a-t-il affirmé.

Il a aussi dit « l’immense gratitude de la République pour ceux qui prennent des chemins difficiles et risqués : ceux de la fraternité et de la paix, ceux qui bâtissent des ponts plutôt que des murs ».

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RT @LaCroix: Jérôme Chesnel, la parole aux...

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50 ans de la MISSION OUVRIERE en Seine Saint-Denis à SEVRAN le 9 avril 2016

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50 ans de la MISSION OUVRIERE en Seine Saint-Denis à SEVRAN le 9 avril 2016

Ensemble aujourd'hui, enfants, jeunes et adultes, nous sommes fiers de vivre dans notre département du 93.

Nous sommes les héritiers d'une longue et belle histoire ouvrière..... Ici à Sevran, nos anciens envoyaient leurs pellicules photos à développer à l'usine Kodak ;

Ici même dans ce quartier de Freinville, on y fabriquait justement des freins pour les trains de la SNCFF . Rappelons qu'il y a 4 ans, nous avions soutenu la longue lutte des ouvriers de PSA dans la ville voisine d'Aulnay. La société évolue et maintenant la vie ouvrière prend de nouveaux visages comme dans la ville nouvelle de la Plaine Saint Denis.

Aujourd'hui même, partout en France, des jeunes et des travailleurs sont en train de se mobiliser pour lutter contre les précarités.
Unis à eux, nous les applaudissons !!!!!!!!
!

Nous sommes tous différents, et notre département est riche de toutes ces diversités : de langues, de cultures, de traditions, de couleurs, de religions. Ce n'est pas toujours facile de vivre bien ensemble, mais nous aimons être un département arc-en-ciel où nous apprenons à élargir notre regard et notre cœur aux dimensions du monde entier.

Trop souvent notre département est stigmatisé dans les médias : il serait celui de toutes les violences urbaines, de tous les trafics, de toutes les délinquances ...

Nous ne sommes pas naïfs, mais nous savons bien que notre département ne se réduit pas à ces vraies difficultés, mais que des trésors d'humanité s'y vivent quand les jeunes, les enfants, les adultes de toutes origines y inventent, y créent, y partagent les fruits de leur travail et de leur amitié.

Aujourd'hui rassemblés, nous sommes aussi porteurs des évènements de notre monde. Porteurs de tout ce qui lui fait du mal : les guerres, les attentats, les pollutions de toutes sortes, la famine pour encore trop de peuples ... mais porteurs aussi de toutes les solidarités vécues, de tous les espoirs mis en actes, de tous les efforts de paix, de plus grande écologie, de non-violence ....

chant = le Chiffon Rouge

Enfants, jeunes et adultes, réunis en fête aujourd'hui, nous sommes tous des passionnés de la vie.

Nous les enfants, avec l'Action Catholique des enfants, nous sommes des passionnés de la vie. Nous avons envie d'être écoutés, aimés, élevés dans le respect des autres. Nous voulons notre place avec les grands. Dans nos yeux brillent la joie, l'optimisme, la force de l'avenir.

Nous les enfants , tous différents, nous voulons donner le meilleur de nous-mêmes avec nos familles et nos copains et copines. Oui, nous sommes des passionnés de la vie .

chant de l'ACE = Les copains sont venus

Nous les jeunes, avec la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, nous désirons être accueillis dans toutes les étapes de notre vie . Nous souhaitons être soutenus pour trouver notre place dans la société, pour réussir notre orientation et notre avenir. Nous croyons que cet avenir ne consiste pas à répéter ce qu'on a toujours fait , mais à inventer de nouveaux chemins. Nous souhaitons être respectés dans notre manière de vivre de jeunes, et nous voulons respecter celle de nos aînés. Dans nos yeux brille tout l'espoir d'un monde où chacun ait sa place, en fonction de ses dons, de ses goûts, de ses capacités et de ses attentes. Nous sommes des passionnés de la vie.

chant de la JOC = De nos mains

Nous, adultes, avec l'Action Catholique Ouvrière, hommes et femmes, quel que soit notre âge, nous devons être respectés dans notre dignité. Nous croyons que tous devraient être égaux en droit et en devoir. Nous croyons à la force des luttes humaines envers et contre tout, pour construire un monde plus humain, où il y ait moins de précarité, que ce soit au travail, dans les associations de chômeurs, dans les quartiers, dans les cités, dans les diverses associations comme les amicales de locataires, les parents d'élèves, les syndicats, les partis politiques. Quand les travailleurs se mettent debout pour défendre leurs droits, ils construisent ainsi la solidarité et défendent la dignité de chacun. Avec les enfants et les jeunes nous sommes des passionnés de la vie.

chant de l'ACO = Tu es un homme

Enfants, jeunes et adultes, avec l'ensemble de la Mission Ouvrière nous ne voulons pas d'une société où l'argent est roi, où le profit passe avant l'humain. Nous dénonçons le système capitaliste qui réduit les travailleurs à une force de travail. Nous voulons un monde qui soit une maison commune pour tous, sans la compétition qui humilie les uns au profit des autres. Pour nous, le GPS des relations humaines, ce n'est pas la concurrence ou la réussite sociale à tout prix, c'est la fraternité et la recherche de la justice.

chant commun = Solidarité

Ici rassemblés, nous sommes solidaires les uns des autres, au-delà et avec nos différences et nos particularités d'origine et de culture.

Parmi nous tous, en Mission Ouvrière, les chrétiens se rassemblent pour faire peuple : enfants, jeunes, accompagnateurs, adultes, religieux-religieuses, diacres, prêtres ouvriers, avec notre évêque, nous affirmons notre foi et notre espérance.

Nous croyons que Jésus Christ nous révèle le vrai visage de Dieu qui est avec nous. Oui, il est au milieu de nous, quand des enfants vivent le partage à travers leurs jeux, quand des jeunes s'unissent pour construire leur avenir, quand les adultes font preuve de solidarité dans leurs luttes avec leurs associations et leurs organisations.

Dans ce monde dur, nous autres, disciples de Jésus Christ, nous ne sommes ni découragés ni désespérés.

Croyants rassemblés en Mission Ouvrière , nous voulons que notre tente soit la plus large possible pour que tous puissent y trouver une place de confiance, une place d'amitié, de solidarité et d'espérance ; nous voulons que notre tente soit la plus accueillante possible, en priorité pour les enfants, les jeunes et les adultes qui sont les moins bien lotis de la vie et pour qui les portes d'une vie heureuse se ferment. Nous croyons que Jésus Christ, notre frère universel, nous envoie pour être les témoins de la miséricorde de Dieu pour que chacun, chacune, se sente aimé et appelé à aimer .

chant = Nous écrirons en lettres de lumière

> Ci-après clic sur le fichier joint (texte en PDF)

50 ans de la MISSION OUVRIERE en Seine Saint-Denis à SEVRAN le 9 avril 2016
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